La pratique de la méditation convainc aujourd’hui jusque dans les mondes de l’hôpital ou de l’entreprise. Mais c’est au prix d’un contresens dangereux, avertit ici Fabrice Midal. Car la plupart de ses nouveaux adeptes en attendent un résultat « productif » : devenir plus équilibré, plus sage, plus créatif ou moins stressé. Et obtiennent le contraire – sentiment de honte, agitation, crispation –, confortant ainsi les critiques en vogue contre la « tyrannie du développement personnel ». Or, pour toucher à l’expérience profonde de cette pratique venue du bouddhisme, nous devrions ne rien en attendre. D’où l’invitation de cet enseignant reconnu à « cesser de méditer » pour commencer, enfin, à « ne rien faire » : « La méditation telle que je l’entends n’est pas une technique, elle n’est pas un exercice, elle n’a rien de mystérieux : elle est un art de vivre. L’art de se foutre la paix. » Et ainsi d’accéder à une « pleine présence », où les véritables possibles s’ouvrent à nous. S’appuyant à la fois sur son expérience et sur la voix des poètes et des philosophes, Midal délivre ainsi un inspirant éloge de la simple attention à ce qui est, comme voie d’accès la plus sûre à l’émerveillement qui amplifie notre existence.
Quatre penseurs et praticiens vous dévoilent leur méthode pour se recentrer – ou se démultiplier sans se perdre. Avec Fabrice Midal, la méditation.
Ils sont d’accord sur un point : notre marge de manœuvre au sein de la société est inexistante. De là à s’entendre sur les raisons de ce constat et sur les moyens de s’en extirper, il ne fallait peut-être pas rêver… Dialogue acéré entre le marxiste pur et dur Aymeric Monville et le promoteur de la méditation bouddhiste Fabrice Midal.
Fabrice Midal et Abdelwahab Meddeb ont confronté les points de vue de l’islam et du bouddhisme sur le bonheur. Loin d’un état de contemplation béate, la félicité leur semble indissociable de la clairvoyance et de la reconnaissance des souffrances humaines. Paradoxal ? Pas nécessairement. L’ascèse, ici, ne conduit pas à l’absence de troubles de l’ataraxie, mais à une « folle sagesse » qui rend la vie plus belle.
Le premier est passionné par le bouddhisme et la méditation. Le second était un grand spécialiste de l’islam. Ils confrontent ici la vision du bonheur qui se dégage de leurs visions du monde. Et s’accordent pour célébrer une « folle sagesse » qui rend la vie plus belle. ..
Face à la guerre menée par la Russie sur le sol européen, il est plus que jamais indispensable de parvenir à comprendre à ce qui nous arrive, sur le plan politique, social, mais aussi existentiel, éthique et métaphysique. Nous avons demandé à plusieurs philosophes de nous livrer leurs ..
Un regard acéré sur les faiblesses de ses contemporains, une anticipation de la théorie des pulsions, l’ouverture de la pensée occidentale au bouddhisme, la philosophie de Schopenhauer a inauguré bien des pistes.
Psychiatre à l’hôpital Saint-Anne, Christophe André va initier un cycle de séances de méditation avec quelques parlementaires, au Palais-Bourbon. Avec quels effets sur la vie publique ?
Il y a trois ans, Alexandre Jollien est parti avec femme et enfants vivre en Corée du Sud. Là-bas, le philosophe a suivi l’enseignement d’un maître zen et pratiqué la méditation. Sans trouver l’apaisement qu’il était venu chercher. De retour en Europe, il partage avec nous l’expérience de cette quête spirituelle.
Points clés
- La pratique de la méditation convainc aujourd’hui jusque dans les mondes de l’hôpital ou de l’entreprise.
- Mais c’est au prix d’un contresens dangereux, avertit ici Fabrice Midal.
- Car la plupart de ses nouveaux adeptes en attendent un résultat « productif » : devenir plus équilibré, plus sage, plus créatif ou moins str…
- Et obtiennent le contraire – sentiment de honte, agitation, crispation –, confortant ainsi les critiques en vogue contre la « tyrannie du dé…
- Or, pour toucher à l’expérience profonde de cette pratique venue du bouddhisme, nous devrions ne rien en attendre.
